Accueil RSS Flux RSS pays Méditerranée Le flux RSS Algérie [DZ] - EL WATAN le flux RSS - L'international vu d'Algérie
[ALGERIE] - Radios
Rechercher
Web
2424actu.info
Site Flux RSS
Nouveau sur 2424actu.info
Voir les dernières nouveautés sur 2424actu.info
Erreur
  • Erreur lors du chargement des données de flux.
Message
  • Erreur : le fil n'a pas pu être récupéré

[DZ] - EL WATAN le flux RSS - L'international vu d'Algérie

El Watan - A la une


  • Biskra : Mort de Karima, victime d’un mariage forcé
    Un lourd voile de tristesse a enveloppé, ce vendredi, la cité des 830 logements de Biskra après la nouvelle de la mort de L.Karima. Jeune fille d’une trentaine d’années ayant été contrainte par son frère aîné à épouser un homme alors que ses sentiments allaient vers un autre prétendant moins fortuné, elle avait ingurgité un produit caustique. Atteinte de brûlures internes de l’œsophage et de l’estomac, Karima souffrira durant deux mois de douleurs psychologiques et physiques. Après des soins dans les hôpitaux de Biskra, Batna et Alger, cette victime d’un mariage forcé a rendu l’âme dans la soirée de jeudi. Le frère qui croyait bien faire est, selon ses proches, rongé par le chagrin. Il serait dans un état de déprime avancé requérant une prise en  charge médicale.  

  • Barrage de Bouhamdane à Guelma : Des scientifiques étrangers s’y intéressent
    Le directeur du laboratoire des Cryptogamies du muséum national d’histoire naturelle de Paris, le professeur Alain Couté, spécialiste incontesté des algues microscopiques, accompagné par son assistante, Perrette Catherine, ainsi que le professeur Steven Weinberg, venu des Pays Bas, spécialiste en biologie marine, ont effectué, mercredi dernier, plusieurs prélèvements d’eau du barrage de Bouhamdane à la demande de chercheurs en biologie marine de Annaba. Cette intervention fait suite à l’apparition le 6 mai dernier d’une couleur rougeâtre au barrage de Bouhamdane dans la daïra de Hammam Debagh, dans la wilaya de Guelma. Ce groupe de scientifiques, mondialement connu, parcourt depuis de longues années la planète à la recherche de tels phénomènes à élucider. Pour le cas de l’eau de surface du barrage de Bouhamdane, il s’agissait bien de la Cyanobacterie  Planktothrix non toxique, nous confirme plusieurs sources au fait du dossier. Notons enfin que ce micro-organisme (algue), de forme filamenteuse rougeâtre, est appelé communément « le sang des Bourguignons» par superstition. Ce phénomène de coloration rouge est apparu en 1825 sur le lac Morat en Suisse. Les riverains de ce dernier ont cru dur comme fer qu’il s’agissait du sang des Bourguignons qui est remonté à la surface du lac, 349 ans après la bataille de 1476.                                                                                                           

  • Doublage cinéma : Les Schtroumpfs « kabyles » en avant-première au Canada
    La coopération entre le Québec et la Kabylie dans le domaine du doublage cinéma sera le thème d’une conférence que donneront ce vendredi soir au centre Afrika de Montréal, Samir Ait Belkacem de Studio Double Voice (SDV) basé en Kabylie et Claudine Chatel du Conservatoire d'Art Dramatique de Montréal. L’occasion sera donnée aux présents de visionner en avant-première au Canada le dernier doublage en kabyle des Schtroumpfs, Iferfucen, réalisé par SDV. La sortie en Algérie se fera très prochainement. La même conférence sera donnée le 3 juin à Ottawa. Samir Ait Belkacem est connu pour avoir réalisé le doublage en kabyle d’autres succès du cinéma mondial (Narnia, Li Mucucu) A noter que la projection est organisée par la Coordination canadienne pour Tamazight. De son côté, l’association culturelle amazighe d’Amérique a sponsorisé « l'évènement pour faire face au coût relatif au séjour de formation de Samir Ait Belkacem au Canada ».

  • Tlemcen : 4 quintaux de kif saisis à Ouled kaddour
    Près de 7 quintaux de résine de cannabis ont été saisis en deux temps et en moins de 24 heures à Maghnia. Les garde-frontières de Maghnia ont procédé, jeudi au lieu dit Ouled Kaddour (5 km de Maghnia), à la saisie de 4 quintaux de résine de cannabis. Selon notre source, cette quantité de drogue a été acheminée sur le territoire national à dos de baudets. Des convoyeurs, surpris par les éléments des GGF ont pris la fuite. Cette prise est survenue moins de 24 heures  après la saisie par les gendarmes de Maghnia de 2 quintaux et 63 kg à la cité chouhada de Maghnia. Trois personnes avaient été arrêtées et deux véhicules saisis.  

  • Législatives: 165 recours déposés auprès du Conseil constitutionnel
    Cent soixante-cinq (165) recours relatifs aux résultats  des élections législatives ont été déposés, au terme du délai légal, auprès  du Conseil constitutionnel par des candidats et partis ayant participé au scrutin  du 10 mai 2012, a-t-on appris vendredi de source proche de cette institution.  Des partis politiques et des candidats libres,"même parmi ceux qui ont  obtenu un bon résultats" aux élections, ont déposé des recours pour divers motifs,  a indiqué à l'APS la même source.          Le Conseil constitutionnel rendra public, dans un communiqué, les décisions  prises quant à ces recours, a-t-elle ajouté.             Contactées par l'APS jeudi, la majorité des formations politiques, y  compris le parti qui a réalisé le meilleur score aux législatives, le Front  de libération nationale (FLN), ont confirmé avoir déposé des recours devant  le Conseil constitutionnel.          La loi organique portant régime électoral donne le droit à tout candidat  aux élections législatives ou parti politique ayant présenté des listes de candidats  à ces élections de contester la régularité des opérations de vote en introduisant  un recours.          La requête en question doit être déposée dans les quarante-huit (48)  heures qui suivent la proclamation des résultats.          Le règlement fixant les règles de fonctionnement du Conseil constitutionnel  stipule que ce dernier arrête et proclame les résultats des opérations de vote  des élections législatives. Il statue sur les recours le concernant dans les  formes et délais prévus par la loi organique relative au régime électoral.          Passé ce délai, le Conseil constitutionnel statue, selon le même règlement,  sur le recours dans les trois (3) jours. S'il estime le recours fondé, il peut,  par décision motivée, soit annuler l'élection contestée, soit reformuler le  procès-verbal des résultats établis et proclamer le candidat qui est régulièrement  élu.         

  • Terrorisme : Deux militaires tués et un autre blessé dans l'explosion d'une bombe à Azeffoun (Tizi Ouzou)
    Deux militaires tués et un autre blessé lors de l'explosion d'une bombe de fabrication artisanale, ce vendredi, 18 mai, au passage d'un convoi de la marine nationale, au lieudit Ath Maâyem, à quelques encablures au sud de la ville d'Azeffoun, 60 kilométrés au Nord-est de Tizi Ouzou. La déflagration de l'engin explosif enfoui sous terre et probablement actionné à distance, a eu lieu aux environs de 11h30, selon des sources locales. C'est la troisième bombe qui explose à Azeffoun, et presque dans le même endroit, en trois jours.

  • Front Polisario: La décision du Maroc envers Christopher Ross est "infondée" et "arbitraire"
    La décision unilatérale du Maroc de retirer sa confiance  à l'envoyé personnel du secrétaire général de l'ONU pour le Sahara occidental,  M. Christopher Ross, est non seulement "infondée" et "arbitraire" mais elle  est également "grave" et "injustifiée", a déclaré vendredi à l'APS le ministère  sahraoui de l'Information.   "Le Front Polisario et le gouvernement de la République sahraouie estiment  infondée et arbitraire la décision du Maroc de retirer sa confiance à l´Envoyé  personnel du Secrétaire général de l´ONU, M. Christopher Ross, dans la poursuite  de la mission qui lui a été confiée par le Secrétaire général de l'ONU et le  Conseil de sécurité pour la recherche d´une solution juste et durable au conflit  du Sahara occidental garantissant le droit du peuple sahraoui à l´autodétermination",  a indiqué le ministère sahraoui.      En conséquence, a-t-il poursuivi, "cette décision, aussi grave qu'injustifiée,  est un nouveau défi intolérable et inadmissible du Maroc à la communauté internationale,  au Secrétaire général de l'ONU et au Conseil de sécurité qui, dans sa résolution  2044 du 24 avril dernier, a considéré le statut quo inacceptable et +a réaffirmé  son soutien à l'Envoyé personnel du Secrétaire général pour le Sahara occidental,  Christopher Ross, et à l'action qu'il mène pour faciliter les négociations entre  les parties+".      En agissant de la sorte, ajoute le ministère sahraoui de l'Information, "le  Maroc veut s'arroger, sans vergogne, le droit de dicter au Secrétaire général  de l'ONU le contenu de ses rapports au Conseil de sécurité et de décider de  la conduite que doit suivre son Envoyé personnel au Sahara occidental".         En outre, le Maroc "veut, par la même, tout faire pour réduire à néant  la crédibilité et la neutralité opérationnelles de la MINURSO, tel que décrié  dans le dernier rapport du Secrétaire général, bloquer le processus de paix  et continuer à violer impunément les droits de l'homme dans les territoires  sahraouis occupés", a-t-il soutenu.      "Tout en renouvelant la volonté des autorités sahraouies à poursuivre leur  soutien et leur coopération loyale avec les efforts du Secrétaire général de  l'ONU et de son Envoyé personnel, M. Christopher Ross, pour mener à terme le  processus de décolonisation du Sahara occidental, le Front Polisario et le gouvernement  de la République sahraouie lancent un appel pressant au Conseil de sécurité  pour qu´il prenne les mesures et décisions nécessaires à même de sauvegarder  et protéger l´autorité des Nations Unies et la crédibilité de son oeuvre de paix  au Sahara Occidental des dérives et conséquences de la stratégie de fuite en  avant poursuivie par le Maroc", a insisté le ministère sahraoui de l'Information. Le Maroc a décidé jeudi de retirer sa confiance à Christopher  Ross, prétendant que les décisions de ce dernier étaient "partiales et déséquilibrées"  et que "ses comportements contrastés s'écartent des grandes lignes tracées par  les négociations dans le Conseil de sécurité".

  • Affaire «DSK de Annaba» : le FBI à la rescousse
    La DGSN a fait appel dernièrement au service des spécialistes dans la lutte contre la cybercriminalité du FBI américain, a-t-on appris de sources sécuritaires. En effet, devant l’impuissance des spécialistes algériens à décrypter les codes qui protégeaient le contenu des supports audiovisuels (disques durs et micros portables) saisis dans la villa du Français Jean-Michel Baroche lors de son arrestation le 19 avril à Annaba, deux experts du FBI ont fait le déplacement à Alger. «Il s’agit de deux Américains d’origine indienne spécialistes en cybercriminalité au FBI qui sont venus en Algérie à l’appel de la DGSN. Ils ont réussi à cracker les codes avec lesquels Jean-Michel Baroche protégeait jalousement le contenu de ses supports électroniques. Quant au contenu, il a été remis à qui de droit», révèlent des sources proches de la DGSN. Pourquoi les informaticiens de la DGSN n’ont pas pu déverrouiller l’équipement informatique du Français, écroué pour réalisation de films X avec des jeunes mineures ? A cette question, les spécialistes ont répondu : «Les codes qu’utilisait Jean-Michel Baroche sont virtuels. C’est-à-dire que lui seul peut y accéder en se mettant face à sa webcam. La reconnaissance de son visage, ses yeux, ses oreilles ou sa voix, c’est selon, permettra l’identification de l’utilisateur par le PC qui, immédiatement, donne accès au dossier principal. L’ouverture d’autres sous-dossiers est également soumise au même principe avec un code virtuel différent. Et pour qu’une seconde personne accède à ce contenu, Jean-Michel Baroche doit être connecté en parallèle pour autoriser cet accès», explique-t-on. 8 mois de filature Sur le plan de l’instruction de l’affaire, le magistrat instructeur de la première chambre du tribunal de Annaba a décidé, mercredi, d’écarter les cadres d’Algérie Télécom (AT) de cette affaire. Sa décision a été prise, révèle-t-on, suite à l’absence de lien entre le crime du Français réalisateur de films X et l’attribution par AT de numéros de téléphone spécialisés. Cette rocambolesque affaire a valu à Jean-Michel Baroche, 67 ans, au vice-président de l’APC de Annaba et candidat aux législatives, à un gynécologue et une fonctionnaire de la wilaya la mise sous mandat de dépôt le 23 avril dernier. Quatre autres spécialistes en gynécologie ont été placés sous contrôle judiciaire. Les gynécologues, selon les témoignages de Baroche et les 18 filles mineures victimes de sévices, sont accusés d’avoir procédé à des opérations d’avortement, de réparation de l’hymen ou encore d’avoir établi de faux certificats de virginité. Même le propriétaire et le gardien de la villa faisaient partie du lot des accusés, les enquêteurs leur reprochent leur silence complice. La plupart des mis en cause ont été identifiés dans des vidéos alors qu’ils étaient en pleins ébats amoureux avec des mineures. Lors de la présentation de l’accusé principal devant la justice, après 6 jours de garde à vue, il était accompagné de 32 personnes, dont 18 jeunes filles mineures et 7 médecins (5 gynécologues, un dentiste et un généraliste). Aux services de sécurité, il a fallu une filature de 8 mois pour confirmer le trafic du sexagénaire et établir la complicité avec le reste des inculpés.     

  • Adnane la voix du jazz
    Aussi fin que le blues et le jazz, il adoucit depuis seize ans les soirées des noctambules chaque vendredi soir avec son émission «Black and Blue». Et fait partager aux auditeurs le 13e Festival culturel européen qui se tient jusqu’au 31 mai à Alger. Du jazz en fond sonore. Sur ses tee-shirts. En CD par centaines dans sa bibliothèque. En affiches sur les murs de son salon. Dans la vie de Adnane Ferdjioui, le jazz est partout. En ce moment, il couvre pour la Chaîne III le festival culturel européen en Algérie qui se tient jusqu’au 31 mai à la salle Ibn Zeydoun. Pourtant, rien ne prédestinait cet enfant de Hydra, d’origine constantinoise, à faire carrière dans le monde du son et des ondes, où il est arrivé, «par accident». Après son bac, Adnane Ferdjioui entame des études à l’Institut national d’agronomie (INA), qu’il arrête deux années plus tard. Il s’inscrit alors à l’institut des langues étrangères de Bouzaréah pour perfectionner son anglais, et obtient une licence en lettres anglaises. «Mon père, juriste de formation, ne voyait le monde qu’à travers des lois. Il aurait certainement voulu que je fasse droit comme lui. Mais il m’a toujours encouragé en exigeant seulement que je sois brillant», se confie l’animateur radio. Adnane avait donc du travail pour «être capable» comme le lui répétait son grand-père. Novembre 1994, encore étudiant, il croise alors un ancien ami, devenu réalisateur à la radio, qui l’invite à visiter les studios de la Radio algérienne. Le lendemain, Adnane découvre le son, le micro, la régie, la programmation, etc. Une demi-heure plus tard, un candidat pour un jeu de la Chaîne III se désiste. On propose à Adnane de jouer le jeu et de remplacer le candidat absent. L’émission finie, la directrice de la production culturelle lui propose de travailler à la radio. Quelques jours plus tard, Adnane commence à assurer la permanence avant qu’on lui propose de présenter «Turbo Musique» en l’absence de son animatrice. Le défi fut relevé. Réchauffer le coeur En juillet 1996, Adnane se voit confier sa première émission, en l’occurrence «Black and Blue». Le concept est simple : la première partie de l’émission est consacrée au jazz, la seconde au blues, entrecoupées par la biographie d’un artiste. L’animateur, nourri de la discothèque de la radio et de ses CD qu’il se procure à l’étranger depuis plus de dix ans, s’affirme comme un spécialiste. Après son service national et une expérience d’enseignement auprès des officiers à l’Ecole supérieure de Gendarmerie nationale, il confie avoir «découvert l’Algérie à travers mes camarades du service national. A mon retour sur Alger, j’ai adapté mon discours dans mon émission de façon à ce que mes compatriotes me comprennent à travers tout le pays». Il fut également marqué par les années du terrorisme. «Le pays était soumis à la terreur, mais nous avions une réaction d’autoprotection. Nous refusions de changer notre vie, nous continuions de mener le même mode de vie, même si on était menacés et traités de mécréants, car on parlait la langue du “diable“», ironise Adnane, en détournant son regard bleu comme pour fuir les images horribles de la tragédie nationale. Il ne cessa de travailler la nuit dans une Alger terrorisée. «Je considérais que le fait de réchauffer le cœur des auditeurs avec de la musique qui les emporte loin d’ici, loin de la dure réalité était ma mission, pendant ces années noires», révèle Adnane. Aujourd’hui, l’animateur radio ne se contente pas seulement d’animer «Black and Blue». Il réalise également en freelance des spots publicitaires et offre ses services de consultant audio à des agences de communication. Une liberté qui lui permet d’écouter et d’apprécier la musique du jazz qu’il découvrit en 1986. Et sa relation passionnelle avec la musique, en particulier le jazz et le blues, se nourrit de la perfection et de la justesse que lui exige un public averti. «Le jazz est plus qu’un genre de musique. On y trouve de tout, du reggae, du raï, du rock…, explique-t-il. Mon plus cher souhait serait d’organiser un «Black and Blue» live en plusieurs soirées.»   -Un voyage inoubliable Ma tournée de prospection à travers l’Afrique de l’Ouest (Niger, Mali, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Gabon) dans le cadre de la préparation du deuxième Festival panafricain. -L’endroit que je préfère en Algérie Le Sud algérien. J’aime prendre l’avion pendant plus de deux heures et atterrir dans le même pays, l’Algérie. J’aime le Sud, car là-bas, je rencontre des gens qui ne me ressemblent pas physiquement, avec une autre culture et un autre mode de vie, mais qui partagent avec moi la même nationalité. -Mon morceau de musique préféré In a silent way, de Miles Davis. Je l’écoute depuis 1992. «Ce morceau de 19 mn 57 s éveille en moi des sensations que je ne peux décrire, ni trouver dans un autre morceau.» -Une nouvelle dans l’actu qui m’a fait réfléchir Les élections législatives de la semaine dernière. On a beau critiquer et dénoncer, je trouve que les dernières élections apportent une lueur d’espoir à l’Algérie. Après 50 ans d’indépendance, et avec toutes les richesses humaines et naturelles que recèle notre pays, nous pouvons passer à une autre phase, celle des réalisations et non pas des «essais». L’Algérien a acquis de la maturité et de l’expérience, il n’a plus le droit à l’erreur. -A part le jazz, j’aime… Le poisson, la natation et l’Afrique subsaharienne. -Mes musiciens préférés Miles Davis, trompettiste jazz. Joe Zawinul que j’ai reçu en Algérie en 2004. En Algérie, j’ai beaucoup de respect pour Karim Ziad. -4 dattes ayant marqué ma vie *Novembre 1994 : il entre pour la première fois à la radio algérienne. *Juin 1996 : il consacre une émission en hommage à Ella Fitzgerald, grande chanteuse américaine du jazz, décédée en juin 1996. *Juillet 1996 : première diffusion de «Black & Blue». *Juin 2006 : on le nomme directeur artistique de «Alger Festival gnaoui».

  • Législatives : les dessous (pas nets) d’une élection
    PV vierges, antidatés, extraits de fichier électoral, rapports de la Commission de surveillance… Depuis vendredi, le fax de la rédaction n’arrête pas. Tous les documents que nous avons reçus attestent de nombreuses irrégularités – pour ne pas dire de fraude – qui remettent en cause la transparence du scrutin.  Le mode de scrutin ? La loi du plus fort Abdelaziz Belkhadem en a rêvé, l’Etat l’a fait. En 2010, le secrétaire général du FLN propose la proportionnelle comme mode de scrutin pour les élections communales. Deux ans après, le pouvoir décide d’introduire une dose de proportionnelle aux législatives. En clair, cette loi élimine de facto les listes qui n’ont pas atteint 5% des suffrages inscrits, et les voix de ces listes sont automatiquement reportées sur les autres listes. Une loi taillée sur mesure pour favoriser les grandes formations politiques et qui constitue un écueil difficilement franchissable pour les petits partis. «C’était un piège dont nous savions, lorsqu’il a été adopté par la précédente APN, qu’il nous coûterait cher en termes d’élus, souligne Noureddine Bahbouh, secrétaire général de l’Union des forces démocratiques et sociales (UFDS). Ce mode de scrutin est injuste et terriblement pénalisant pour la grande majorité des partis et extraordinairement bénéfique pour quelques-uns.» Lors des élections du 10 mai, le FLN a grandement profité de ce mode de scrutin. Avec seulement 1,32 million de voix sur les 7,63 millions exprimées, le parti de Abdelaziz Belkhadem s’est vu attribuer 221 sièges. Soit une moyenne de presque 6000 voix pour chaque député ! Quant au FFS, avec seulement 188 275 voix, il s’est vu attribuer 21 sièges alors qu’il a obtenu moins de voix et plus de députés que le Front national algérien (FNA) de Moussa Touati, Al Adala de Abdallah Djaballah et le Parti des travailleurs (PT) de Louisa Hanoune. Ce qui fait dire à Mohamed Rachedi, secrétaire général du Parti socialiste des travailleurs (PST), que «la nouvelle majorité issue de ces élections est en réalité une minorité et que ce scrutin est antidémocratique et favorise les grands partis». Un rôle de figuration pour la Commission de surveillance des élections Les partis politiques avaient exigé la mise en place d’une Commission nationale de surveillance des élections (CNSEL)… Ils l’ont obtenue… mais ont très vite déchanté. En acceptant la revendication des partis politiques, l’Etat a pris le soin de délimiter les prérogatives de la commission, en ne lui accordant qu’«une mission de suivi et de contrôle des opérations électorales et de la neutralité des agents en charge de ces opérations», comme le stipulait la loi du 12 janvier 2012. En clair, la CNSEL n’avait aucun pouvoir durant les élections et s’en est tenue à un rôle limité, en l’occurrence  l’élaboration de constats et de rapports sur le déroulement du scrutin. «On s’est fait trimbaler par le pouvoir, souligne Samir Larabi, militant du Parti socialiste des travailleurs et membre de la commission. Mais devant l’ampleur des problèmes auxquels les partis avaient à faire face, on n’avait pas le choix. La commission a permis d’en régler quelques-uns. Mais en définitive, on s’est bien fait avoir. Pour le pouvoir, la CNSEL ne devait servir qu’à justifier les résultats des législatives.» Même constat chez le représentant de l’Alliance verte, Redouane Benatallah, qui reconnaît aussi le rôle de «figurante» dévolu à la CNSEL, mais insiste sur la concession arrachée par les partis politiques : celle de nommer les membres de la commission. «C’est la première fois que cela se passe ainsi, explique Redouane Benatallah. D’habitude, les membres étaient désignés par le pouvoir comme lors des législatives de 2007, avec la Commission politique nationale de surveillance des élections législatives (CPNSEL), que présidait  Saïd Bouchaïr.» En muselant la CNSEL, l’Etat avait pris le soin de mettre en place une instance parallèle, la Commission nationale de supervision des élections, constituée de 317 magistrats choisis et désignés par le président de la République, à qui il a accordé les pleins pouvoirs. «Ce sont les magistrats qui étaient les véritables maîtres du jeu, déclare Mahdjouba Chalabia, présidente du Mouvement pour la jeunesse et la démocratie. Ils ont été gâtés par le pouvoir qui leur a accordé tous les moyens matériels pour mener leur mission. En contrepartie, ils ont fait en sorte d’ignorer tous les constats et rapports que la CNSEL leur avait fait parvenir.» En voulant éviter l’extraordinaire trafic électoral commis lors du scrutin local de 1997, qui avait vu la victoire contestée du RND d’Ahmed Ouyahia, les partis politiques avaient cru faire du 10 mai une leçon de démocratie. Le pouvoir n’avait pas le même objectif. Observateurs internationaux : un «échange» entre dirigeants Analysant le travail de l’économiste britannique Paul Collier, auteur de Wars, guns and votes : democracy in dangerous places, la parlementaire colombienne et observatrice d’élections pour le compte de l’Union européenne et l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe, Tana De Zulueta, est catégorique : l’évaluation par les observateurs étrangers d’une élection est «un jeu auquel les dirigeants se prêtent en échange de la légitimité internationale». Dans son article repris par la revue française Books*, Tana De Zulueta pointe d’abord l’élément qui fait défaut dans ce genre de mission d’observation : l’évaluation de leur tâche. L’autre fait pointé : le manque d’intérêt des puissances occidentales quant aux conclusions des missions d’observation. «On fait voter les citoyens d’un pays avant d’abandonner leurs fragiles espoirs aux tyrans de service, chefs de bande, dictateurs ou seigneur de guerre déguisés en démocrates le temps d’un scrutin organisé à la hâte», constate, amèrement, l’ancienne observatrice. «L’élection ne peut à elle seule garantir le caractère démocratique d’un Etat, souligne la parlementaire colombienne. Bien au contraire.» Et de citer Paul Collier : «Si la démocratie se résume à une élection, celle-ci nuira au processus de réforme.» Chaque engagement d’observateurs internationaux, écrit Tana De Zulueta, ne peut faire l’économie d’une «réflexion sur les objectifs politiques et le contexte dans lequel se déroule ce genre de mission».   *Le mirage des urnes africaines, n°11, janvier-février 2010.   -à Oran : dans ce bureau de vote à Oran, le taux de participation à Oran n’a visiblement pas atteint les 44,38% . Un seul inscrit figure sur ce PV. -à la Casbah, les encadreurs étaient des militants du FLN. Sur ce document nous avons masqué les noms. -à Tindouf : du procès-verbal du dépouillement du bureau n°3 du centre de vote El Bachir El Ibrahimi, il ressort que le nombre d’enveloppes est égal à celui des inscrits. Ainsi le nombre d’inscrits dans ce bureau de vote est de 685, le nombre d’enveloppes trouvées à l’intérieur est de 685. Alors que le nombre de votants, empreinte digitale faisant foi, est de… 669. Sur le PV, les surveillants mentionnent que le nombre d’enveloppes dépasse celui des votants. Toujours dans la wilaya de Tindouf, selon des témoignages, les rédacteurs des PV octroient un résultat au FLN, comme démontré dans ces deux PV, puis inscrivent d’autres résultats en face des autres partis jusqu’à atteindre 685. Le résultat obtenu par le FLN est le même dans deux bureaux différents, soit 317. Dans le bureau n°11,  ils sont 100% à avoir voté… Un bureau dédié aux militaires inscrits dans cette wilaya. Par ailleurs, l’opération de vote s’est poursuivie jusqu’à 21h30.       -à Tamanrasset : selon le candidat tête de liste de l’Alliance de l’Algérie verte, M. Dahimi, les autorités «ont commis une grave erreur en injectant les militaires dans le fichier électoral de notre wilaya». «Pourquoi avoir impliqué nos chers soldats dans cette opération ? Comment voulez-vous que des gens qui ne sont pas de la région connaissent les candidats ?», appuie le candidat de l’Alliance islamiste. «Ici, l’Etat a pris ce qu’il voulait», enchaîne un autre candidat qui évalue la proportion des militaires inscrits dans le corps électoral de la wilaya à un tiers. «Et cela avec un objectif : donner le maximum de voix au FLN et au RND !», ajoute le candidat. «Le grand nombre de militaires qui ont voté a fortement influé sur le résultat final, nous le regrettons», conclut Dahimi de l’Algérie verte. -à Tizi-Ouzou : lettre de recours et de réclamation signée par les représentants de 5 partis : le MNL, le FNJS, El Fadjr Djadid, le RPR et le RA, qui viennent de lancer une initiative pour entamer une démarche juridique afin de dénoncer la fraude et les conditions dans lesquelles se sont déroulées les élections. N. Douici  

  • FLN : Belkhadem sursitaire ?
    Le sursis accordé à Abdelaziz Belkhadem, actuel secrétaire général du FLN, tire à sa fin. Au lendemain de la victoire contestée de l’ex-parti unique aux législatives du 10 mai dernier, les contestataires FLNistes reviennent, cette semaine, à la charge. Après les déclarations incendiaires à l’encontre de Abdelaziz Belkhadem, actuel secrétaire général, émises par Boudjemaa Haïchour, ex-ministre des Télécommunications, un des chefs de file des frondeurs du comité central du FLN, c’est au tour des redresseurs de faire leur entrée. Ils sont plus que jamais déterminés à poursuivre leur combat pour la destitution de Belkhadem et maintiennent donc la date du 19 mai pour une réunion extraordinaire du comité central. Une rencontre décisive dans le processus de destitution de Belkhadem de la tête du parti. Ainsi, passés les clivages et les dissensions, c’est en rang unifié que frondeurs et redresseurs passent à l’action. «Nous partageons le même point de vue que les frondeurs du comité central», nous déclare Mohammed Seghir Kara, ex-ministre du Tourisme et porte-parole des redresseurs. Pour Haïchour, «le noyau dynamique des contestataires qui préparent la réunion du 19 mai a finalisé la résolution réquisitoire qui liste l’ensemble des transgressions, atteintes aux statuts et règlement intérieur du parti et déviance de tout genre». Des réunions intenses ont eu lieu et se poursuivront jusqu’au 19 mai, regroupant les redresseurs et les frondeurs, dans la mouhafadha de Hussein Dey à Alger. Une invitation officielle a été envoyée à Abdelaziz Belkhadem en tant que «secrétaire général» du parti, même si ses détracteurs, lors d’une réunion, le 9 avril dernier, du comité central, ont déclaré le retrait de confiance à Belkhadem. Afin de préparer la réunion extraordinaire du comité central, les contestataires ont donc décidé de solliciter le secrétaire général pour l’octroi d’un budget, ce dernier aurait refusé de répondre à cette demande. «Jusqu’à présent Belkhadem n’a pas répondu à notre requête, et à la veille de la réunion, nous cotisons avec les moyens dont nous disposons pour régler les factures des hôtels nécessaires à l’hébergement ainsi que les autres frais», confie Mohamed Seghir Kara. Ce silence du secrétaire général pourrait donc être interprété comme un refus catégorique de répondre aux revendications des contestataires. Abdelaziz Belkhadem aurait intimé l’ordre aux gardiens et aux employés du siège du FLN à Hydra «de fermer les portes et d’évacuer les lieux le 19 mai», révèle le porte-parole des redresseurs. Dans ce cas de figure, les contestataires observeront un sit-in devant le siège du parti et une motion de destitution sera donc lue devant les membres du comité central, signée par ses membres devant un huissier de justice. En cas de refus de Abdelaziz Belkhadem de répondre à l’invitation et en se référant aux statuts du parti, un processus judiciaire sera donc actionné, nous dit-on, pour le déchoir de son poste. En attendant, quelle sera la réaction du président d’honneur du FLN, Abdelaziz Bouteflika ?  

  • 147 femmes à l’Assemblée, qu’est-ce que ça va changer ?
    Plus de 140 femmes ont été élues jeudi dernier à l’APN. Un grand pas en avant, s’accordent à dire les défenseuses des droits des femmes. Mais elles mettent en garde les nouvelles députées sur les tentations et les dérives partisanes, portant préjudice à la condition de la femme.   Les femmes ont remporté lors des dernières élections législatives 145 sièges dans la future Assemblée populaire nationale (APN), soit 31,38% des 462 sièges à pourvoir. Une première dans le pays où il y a encore quelques mois, la majorité des partis politiques s’opposait à réserver un quota de 30% aux femmes au sein de leur formation. Certains saluent cette consécration propulsant l’Algérie de la 122e place mondiale à la 26e. Un groupe de femmes dont Nacéra Merah, sociologue et militante pour les droits des femmes et Nadjia Zeghouda, syndicaliste et militante des droits humains, signataires d’une déclaration conjointe, affichent leur satisfaction. «Nous appelons les femmes à vous encourager, à imposer une vision et une pratique politique différentes, à refuser une position de potiches, réductrice, contraire à l’image des Algériennes, fières et dignes, qui ont lutté pour obtenir cette loi et atteindre le tiers de représentativité. Nous appelons les femmes à vous soutenir tout en restant vigilantes sur les éventuelles dérives, perversion de la loi organique et l’exclusion des femmes», exhortent-elles. Les féministes, loin d’être euphoriques, émettent toutefois quelques réserves et dénoncent vigoureusement les propos discriminatoires et misogynes associant la féminisation de la vie politique à de la médiocrité. «Nous nous méfions des manipulations des dirigeants des partis politiques, de leurs choix et de leurs orientations, car ils ont contesté la loi organique qui les a contraints et forcés à présenter des candidates», mettent en garde les auteurs de la déclaration.                                                                                    *****************************   -Nadia Aït Zaï.Directrice du Centre d’information et de documentation sur les droits de l’enfant et de la femme (Ciddef) : Appuyer les projets de loi en faveur des femmes Les députées femmes ont dû comprendre que leur élection n’est pas pour rien dans ce scrutin et c’est grâce à la société civile et les citoyens qu’elles ont pu obtenir leurs sièges. Pour cette raison, elles doivent répondre aux attentes de leurs électeurs et appuyer les projets de loi comme celui criminalisant la violence à l’égard des femmes. La société civile va également les interpeller à la rentrée, car une responsabilité majeure les attend à l’APN. Mais avant cela, la société civile est prête à les orienter, former et travailler avec elles afin d’avancer dans le même sens, dépassant les sensibilités politiques. Un forum dans lequel chacune d’elles doit apporter son savoir-faire pour la promotion des droits humains. Par ailleurs, la présence importante de femmes dans la future APN est un grand pas en avant, alors à ces députées d’être à la hauteur de cette avancée.     -Nadjia Zeghouda. Syndicaliste et militante des droits humains : pousser les hommes à mieux se conduire ! C’est une grande victoire pour les Algériennes ! Et elle nous offre la première place dans le monde arabe ! Ces deux textes ont suscité de vives polémiques parmi les députés hommes qui les considèrent injustes. Presque tous les partis étaient contre ces réformes, mais dans leurs listes, il leur fallait des femmes pour passer ! La féminisation de l’APN n’est pas dégradante comme beaucoup le disent. Je pense, au contraire, que leur présence poussera les hommes à mieux se conduire et à revoir leur position vis-à-vis des problèmes des femmes et de la société. Les femmes battues, l’enfance abandonnée, l’accès des femmes aux postes supérieurs, les handicaps et surtout le code de la famille… tout cela doit figurer dans l’agenda de nos 145 députées. Objectif : débattre et trouver des solutions qui permettent aux femmes d’être des citoyennes à part entière !   -Nacéra Haddad. Membre de l’Association des femmes chefs d’entreprise (SEVE) : démontrer que la société algérienne n’est pas rétrograde Avoir autant de femmes au Parlement est une excellente nouvelle. Dans cette vague du Printemps arabe, la liberté et les droits des femmes algériennes sont menacés. Il ne faut pas oublier que la femme représente la première cible des islamistes qui ont pris le pouvoir dans les pays voisins. Mais la présence des femmes à l’APN nous donne une marge de manœuvre inespérée, un signal fort à l’international. Les femmes peuvent y croire dorénavant au lieu de s’enfermer et de se plier au bon vouloir du machisme. Elles peuvent démontrer que la société algérienne n’est pas rétrograde, comme on veut le faire croire à travers un discours obscurantiste. Nous espérons que ces femmes fraîchement élues porteront des messages novateurs en faveur de la femme, et pourront influencer l’APN pour changer la culture de certains partis appelant à réduire les inégalités hommes-femmes et préserver les grands acquis constitutionnels. Mais également, promouvoir la visibilité des femmes aux postes et fonctions de commandement dans la pratique quotidienne. Même s’il est à craindre que les députées de l’Alliance verte ne fassent que porter la voix de leurs partis respectifs, portant ainsi préjudice aux efforts consentis de part et d’autre afin de promouvoir la situation de la femme.     -Nasséra Merah. Militante féministe : en finir avec l’image des femmes potiches en politique L’élection de ces femmes est un pas vers une réelle représentativité, pour en finir avec l’image des femmes potiches en politique. Le nombre est une victoire pour nous. Le quota du tiers est une étape vers la parité et vers la qualité. Les partis ont toujours refusé les femmes sous plusieurs prétextes, dont celui que le peuple – qui n’a jamais été consulté – les aurait refusées. Et puis, on a tout entendu sur leur prétendue incompétence, incapacité à s’engager, leur manque de motivation… Donc, la contrainte de présenter des femmes est une victoire pour les luttes des femmes algériennes. Durant des années, nous avons été accusées de vouloir soumettre la souveraineté nationale au diktat des instances internationales, à leur ingérence. Or, on remarque que les islamo-conservatrices, qui nous accablaient de tous les maux, se sont empressées auprès des partis les plus prometteurs. Mais les femmes présentes au Parlement sont comptables devant les citoyennes. Elles ont bénéficié de la loi sur les quotas, alors nous sommes en mesure de leur demander d’inclure dans leurs interventions les problèmes des femmes. Elles n’ont pas été proposées par la seule volonté des partis, mais imposées par la loi pour représenter les femmes. Aux femmes de faire pression sur elles pour qu’elles incluent les statut et condition des femmes dans leurs activités, en plus du programme de leur parti. Elles sont tenues d’apporter le plus que les femmes attendent d’elles, c’est-à-dire une vision et une pratique de politiques différentes de ce que nous avons connu.

  • Ligue des champions : le Bayern face au défi des Blues
    Le Bayern Munich et Chelsea auront rendez-vous demain, à partir de 19h45, à l’Allianz Arena de Munich, avec la finale de la plus prestigieuse compétition de la Ligue des champions. Invités-surprise à ce stade de la compétition après avoir sorti les deux favoris en puissance, à savoir les clubs espagnols Real Madrid et FC Barcelone, le Bayern comme Chelsea font de cette finale l’objectif majeur de leur fin de saison. Incapable de soutenir le rythme imposé par le Borussia Dortmund en Bundesliga, les hommes de Jupp Heynckes ont échoué dans leur quête de la Coupe d’Allemagne, en s’inclinant le 12 mai dernier, en finale, devant leur bête noire de Dortmund sur le score de 5 à 2. Les joueurs munichois semblent avoir tourné la page et sont désormais très concentrés sur leur finale de demain. C’est ainsi que le milieu de terrain français, Franck Ribéry, préfère parler des forces de son équipe, en déclarant notamment : «On est meilleurs qu’en 2010. Bien plus détendus, on se met moins de pression. Le coach a instauré une bonne atmosphère et les joueurs ont une grande confiance en lui. On prend plus de plaisir à jouer.» Mais pression, il y en aura forcément, surtout que l’équipe évoluera dans son antre de l’Allianz Arena et devant son public. Pour cette finale, la formation du Bayern sera privée de deux éléments-clés, à savoir Alaba et Bastuber. Ils seront très probablement remplacés par Contento et Timoshchuk. Les joueurs de Chelsea sont très motivés à l’idée de disputer leur seconde finale, après celle perdue en 2008 aux tirs au but devant l’autre formation anglaise de Manchester United. Le remplacement de l’entraîneur portugais, Andre Villas-Boas par l’Italien Di Matteo semble avoir complètement transformé l’équipe, qui avait réussi à se qualifier en finale, en sortant le grand Barça de Lionel Messi, tout en décrochant la Coupe d’Angleterre devant Liverpool, le 16 mai dernier. L’entraîneur des Blues devra composer son team sans Terry, Branislav Ivanovic, Raul Meireles et Ramires. Mais cela n’empêche pas Di Matteo de soutenir que c’est «un match qui peut décider de l’histoire de Chelsea». Il est même convaincu que ses joueurs ont la qualité et l’expérience pour gagner malgré ses absences de poids. Pour peu qu’ils puissent forcer le destin comme ils l’ont si bien fait devant la meilleure équipe du monde en demi-finale. La rencontre Bayern Munich-Chelsea sera dirigée par l’arbitre portugais Pedro Proença. Il sera suppléé dans sa tâche par ses compatriotes, Bertino Miranda et Ricardo Santos plus Jorge Sousa et Duarte Gomes.              

  • Safinez Bousbia. Réalisatrice : «Que je le veuille ou non, l’Algérie fait partie de moi ! »
    Son premier film, El Gusto, revient sur le chaâbi à travers un orchestre composé de juifs et de musulmans. En attente d’une éventuelle tournée en Algérie, Safinez Bousbia revient sur un projet qu’elle portait en elle depuis neuf ans. -Quel était votre rapport avec l’Algérie avant de faire ce film ? Je n’ai jamais vécu dans ce pays. Je suis revenue en 2001. J’ai vécu un peu partout, et j’ai côtoyé des langues, cultures et religions différentes. Je ne me suis jamais sentie suisse, émirati ou monégasque même si j’avais des attaches avec ces territoires. Je voyage toujours avec un seul passeport, l’algérien. Donc je reviens en 2001 pour me réapproprier ce lieu et au final, cela s’est très mal passé, pour mille et une raisons. Mais que je le veuille ou non, ce pays fait partie de moi. Puis en 2003, une amie a insisté pour que je l’y emmène. Et durant ce séjour, j’ai rencontré Mohamed El Ferkioui, et là, il s’est passé quelque chose. A travers lui, ses histoires, son entourage, j’ai découvert une Algérie que je ne soupçonnais pas, ou plus. J’ai découvert des sites, des endroits, une manière de penser, et là, j’ai appris à aimer cette ville que je trouve magnifique. Je ne veux plus y travailler, juste conserver une amitié. -A travers ce film, vous souhaitiez recoller les morceaux d’un puzzle identitaire ? Non pas du tout ! Je l’avais réglé bien avant ! Ma propre identité est plurielle. -Mais ne craignez-vous pas d’être dans une «imagerie» algérienne ? Je l’ai toujours été et je suis persuadée qu’au fond, les Algériens le sont aussi à leur manière. On aime et on hait ce pays. Pour conserver un espoir, il faut se réfugier dans cette imagerie. Au début, me concernant, ce ne fut pas facile car je voulais que les gens, dans mon entourage, prennent conscience des problématiques algériennes. On ne peut pas aimer un pays qui s’autodétruit comme ça, donc ce qui nous permet de garder l’espoir, c’est l’imagerie. -Vous avez procédé à de nombreuses reconstitutions telles que des séquences fictives, ou bien l’utilisation d’une voix de comédie pour les revendications du FLN… C’est plus compliqué que ça. J’ai récupéré des archives de la télévision algérienne dont celles de La Batailled’Alger (Gillo Pontecorvo, 1966). J’avais signé une décharge. Quand je suis allée à Cannes, le film était montré au Marché du film. Là, une personne est venue me voir et m’a reproché d’avoir utilisé ces archives sans autorisation alors que j’avais signé une décharge. Après avoir fait mes recherches, je constate que la télé algérienne n’est pas propriétaire. Cela m’a causé un problème énorme. Je me suis donc retrouvée face à la famille de Yacef Saadi. Je les ai suppliés de m’aider, j’en ai même pleuré ! J’ai passé toute une partie de l’été 2011 à essayer de trouver des solutions alors que la famille ne voulait rien savoir, elle était immonde ! Elle m’a demandé 100 000 euros pour deux minutes et demie d’archives. Je n’avais pas un rond, j’étais ruinée, je voulais un petit geste de leur part. Rien ne s’est fait donc nous sommes allés au procès pour les indemnités. Et ce n’est pas terminé. Entre-temps, sur les conseils de mon avocat, j’ai retiré les images et convoqué un comédien. Pour moi, la faute principale revient à la télé algérienne. -Comment s’est déroulée la fabrication du film ? De 2003 à 2005, j’ai retrouvé les musiciens. Puis en 2005, j’ai effectué les repérages pour filmer le retour des musiciens juifs et qu’on fasse le concert au TNA. Après un attentat, le concert est annulé. Comment terminer le film ? On a décidé de faire le concert sans les musiciens juifs, mais la fin ne me plaisait pas. Donc j’ai fait le concert en 2007 à Marseille ! En 2008, je suis tombée malade, j’ai eu un cancer, et je n’ai repris qu’à la fin 2010. Il fallait reprendre tout depuis le début. Ce film, je l’ai accouché dans la douleur. J’ai du vendre ma maison, mes bijoux ; je vivais dans la rue. Je n’en veux pas à l’Algérie, surtout pas, mais j’aurais aimé que les portes soient légèrement entrouvertes pour laisser le projet vivre. J’avais déposé le projet au ministère qui disait que c’était le projet-phare d’«Alger, capitale de la culture arabe». Mais après un désaccord avec Khalida Toumi, je me suis retrouvée seule. J’avais déjà avancé les 400 000 euros que je devais rembourser. En plus de ça, je n’avais pas eu les autorisations de tournage ! Hamraoui Habib Chaouki m’a beaucoup aidée, c’est pour cela que la télé est coproductrice. -Et du côté du ministère de la Culture ? J’ai envoyé un courrier à Khalida Toumi pour qu’elle me donne des explications, mais à ce jour, je n’ai toujours aucune réponse ! Tout comme cette polémique qui s’est installée et qui disait en gros que le film donnait la part belle aux juifs ! Pour tout vous dire, je suis sincèrement agacée ! Je trouve ça réducteur. Il y n’a que quatre musiciens juifs, ce qui est proportionnel à l’histoire car autrefois, il y avait peu d’artistes juifs dans ce genre de groupe. Dans le film, le départ des juifs équivaut à 15 minutes sur les 90 minutes du film ! Et ce n’est pas le sujet du film, ce n’est qu’un chapitre. Et puis, je n’ai lu aucun texte officiel qui interdise toute personne de confession juive à pénétrer en Algérie. Le sujet, c’est l’aventure d’un groupe de gens qui ont subi l’histoire. Aujourd’hui, ces gens veulent aller jusqu’au bout, se réunir pour enfin réaliser leur rêve d’enfant ! Il y a une phrase de Robert Castel dans le film, qui donne le la : «Le FLN n’a jamais considéré les juifs comme des colons, le but principal était l’indépendance du pays.» -Le film a reçu un très bon accueil en France… Oui, à la fois par la presse et le public. Tout était magique. Les deux soirées du REX ont affiché complet, les gens se sont déplacés, toutes les religions étaient représentées, on pleurait et on dansait ensemble. C’était magnifique. Des gens scandaient : «Vive les Juifs d’Algérie». Il y avait une solidarité commune. L’album s’est presque vendu à 10 000 exemplaires, seulement en deux mois ! C’était magnifique ! Pour Alger, nous sommes dans l’attente du visa d’exploitation car il faut que ce film soit montré dans ce pays… peut-être en juin, avec un concert pourquoi pas ? Ce serait l’apothéose !

  • Ramadhan : la viande d’Inde pourrait être boycottée
    L’importation de la viande rouge, récemment décidée par le gouvernement en prévision du mois de Ramadhan, est fortement contestée par l’Union générale des commerçants et artisans algériens (UGCAA) qui demande au ministère de l’Agriculture d’annuler les autorisations délivrées aux importateurs. Selon son porte-parole, l’UGCAA entamera une campagne de sensibilisation auprès des commerçants pour les convaincre de boycotter cette viande. «Nous voulons que nos commerçants boycottent cette viande», appelle Hadj Tahar Benouar. La même démarche sera entreprise auprès des citoyens d’autant plus que jamais les prix de cette viande congelée n’ont été à leur portée. La contestation de l’UGCAA est basée sur plusieurs arguments. Les précédentes expériences ont démontré que les prix de la viande importée n’étaient pas concurrentiels. «Si la viande congelée et importée est sur le marché, autant la céder à 350 DA. Les années précédentes, la viande était vendue à 500 DA !», explique Benouar. Une telle importation aura, également, des répercussions négatives sur la production nationale. Tous les efforts des producteurs locaux seront vains, dans la mesure où la classe moyenne privilégie souvent le produit le moins cher. Il faudrait, toujours selon l’UGCAA, investir les 300 millions de dollars injectés dans l’importation de la viande pour aider les producteurs. «Si le gouvernement distribue cette enveloppe aux éleveurs et producteurs en leur imposant de baisser les prix, la situation sera nettement meilleure», argumente Benouar qui explique que les espoirs des éleveurs viennent de fondre comme neige au soleil. Tous les moyens doivent être plutôt focalisés pour encourager la production locale sachant qu’actuellement, elle est à moins de 400 000 tonnes par an alors que la demande s’élève à plus de 600 000. Un Algérien consomme entre 16 et 17 kg/an alors que les recommandations de l’OMS sont d’au moins 27 kg/an. A rappeler que le ministère de l’Agriculture a délivré jusqu’au mois de mars dernier, neuf dérogations sanitaires pour l’importation de la viande bovine désossée et congelée d’Inde. C’est la première fois que l’Algérie, qui importe de la viande fraîche et congelée d’une dizaine de pays, autorise l’importation de viande d’Inde pour «contenir la forte demande sur ce produit». Pour importer cette viande, il a fallu neuf ans de négociations pour l’Inde afin d’obtenir la certification pour l’exportation de sa viande vers l’Algérie, en répondant à toutes les exigences sanitaires.  

  • Un pédagogue remet en cause le déroulement du bac
    Grèves successives, intempéries, mobilisation des enseignants pour les élections… Les élèves de terminale vont se présenter au bac, qui démarre le 3 juin, avec… 40% du programme en moins ! Le ministère campe sur ses positions, les parents réclament de l’indulgence dans les épreuves et les syndicats continuent à revendiquer pour eux-mêmes. Les victimes de cette année particulière sont déjà connues : les élèves. Les cours sont terminés et les épreuves du bac blanc presque achevées. Alors que les examens du bac commencent le 3 juin, les candidats affichent leur angoisse. «Nous ne sommes mêmes pas arrivés au seuil minimum fixé par le ministère de l’Education. Certains de nos enseignants continueront de nous donner des cours pendant la période des révisions. Mais c’est inadmissible puisque ce temps-là devrait justement être consacré uniquement à cela ! Pas à suivre des cours en classe !», s’énerve Nabil, candidat au bac au lycée Idrissi, à Alger. Mouna, lycéenne à El Achour, s’estime chanceuse d’être inscrite aux cours particuliers où certains enseignants se fixent comme objectif d’enseigner le programme minimal. Avec huit semaines de retard pour les terminales et les 4es années moyennes, et plus de douze semaines pour les autres niveaux, le Conseil des lycées d’Algérie (CLA) affirme que le programme est réalisé à seulement 60% pour les terminales et à peine à 50% pour les 1re et 2e années secondaires. Ce retard remet-il en cause l’organisation de l’examen ? Pour le ministère, en aucune façon. Il maintient d’ailleurs toutes les épreuves et vient même de mettre en quarantaine le personnel chargé d’élaborer les sujets d’examen. Le ministère et même les syndicats n’ont jamais été favorables au décalage des examens, pour ne pas pénaliser les candidats dans le Grand-Sud. Le ministère maintient toutefois les mesures exceptionnelles décidées en 2007, à savoir deux sujets au choix et 30 minutes supplémentaires. «Les sujets d’examen porteront sur les cours effectivement dispensés en classe», affirme le ministère dans un communiqué officiel. Les élèves sont déçus et les parents d’élèves toujours inquiets. Pour autant, le CLA dénonce : «Une telle situation est favorable aux élèves qui ne cherchent qu’à réussir leur bac au détriment du savoir et de la connaissance.» Pour l’Union nationale des associations de parents d’élèves, c’est une «année catastrophique». «Dans certains établissements, les élèves ont été surpris d’avoir des sujets d’examen du bac blanc non enseignés pendant l’année !», constate Ahmed Khaled, président de l’association. Le Syndicat national autonome des professeurs d’enseignement secondaire et technique (Snapest) affirme qu’avec toutes les perturbations enregistrées, il s’agit réellement d’une année «spéciale» pour le secteur de l’éducation, «mais nous voulons un bac de qualité», affirme-t-on au niveau du syndicat. Il s’en lave toutefois les mains : «Notre syndicat a essayé de ne pas perturber le troisième trimestre avec des grèves.» Il ne panique pas: «Je crois que les établissements en retard arriveront à terminer le programme. Catastrophe Le ministère est en train de faire du bricolage ! Nous avons eu une année exceptionnelle à cause des grèves répétitives de tous les corps de l’éducation, des intempéries et de la mobilisation de 25 000 enseignants pour les élections législatives. La dernière grève de l’Unpef en mai a sérieusement perturbé la scolarisation des élèves dans tous les paliers.» Contrairement aux pédagogues et aux syndicats, l’Union nationale des associations des parents d’élèves demande à ce que les sujets d’examen soient «faciles». Ahmed Khaled suggère aussi au ministère d’élaborer un barème de correction favorable aux candidats. Que la surveillance soit moins sévère pour éviter «toute provocation» des candidats le jour J. Le CLA estime qu’il est déjà trop tard pour réagir et prendre les décisions adéquates pour cette année. Il affiche son désarroi en anticipant les réactions du ministère de l’Education. «Il se félicitera du succès de la réforme en avançant des taux de réussite dépassant les 70% dans les examens de fin d’année, obtenus grâce à un programme allégé et des sujets faciles.» «Devant cet état de fait, nous n’avons aucune solution pour cette année scolaire qui se répète malgré le fois d’avoir tiré la sonnette d’alarme à plusieurs reprises, explique Idir Achour, porte-parole du syndicat. Nous devrons, toutefois, agir rapidement et efficacement dans le cadre d’une démarche concertée pour éviter le pire l’année prochaine qui recevra dans le secondaire une double promotion d’élèves : ceux issus de la 6e (système fondamental) et ceux issus de la 5e de la réforme.» 

  • Inde : un touriste algérien se retrouve en prison !
    Le voyage de rêve tant attendu s’est transformé en un cauchemar oppressant pour deux couples d’Algériens. A cause de ce qui semble être une légèreté lourde de conséquences, l’un d’eux est détenu dans la prison de Khajuraho (centre de l’Inde) en attente de jugement. De notre correspondante à New Delhi Depuis son arrestation le 11 mai, Redouane Nehar, 32 ans, ingénieur en informatique, originaire d’Alger, est escorté quotidiennement par la police pénitentiaire de Chhatarpur jusqu’au siège du tribunal de Khajuraho, qui se trouve à 45 km. Le mercredi 16 mai, son avocat, désigné par l’agence de voyages, tente de le faire libérer, au moins en attendant le procès. Selon lui, le touriste encourt, dans le meilleur des cas, une forte amende et l’expulsion du territoire indien. Mais la cour a rejeté la demande de liberté provisoire, car le procureur a exigé que l’avocat démontre que son client ne constitue pas une menace pour la sécurité et qu’il ne compte pas se dérober au jugement. Déboutée, la défense compte renouveler sa requête dans les prochains jours. Très déçu, Redouane retrouve sa cellule, et son ami, qui est resté à Khajuraho pour l’assister, sa chambre à l’hôtel Siddharth. Avec sa compagne et un couple d’amis, Redouane s’était rendu en Inde dans le cadre d’un voyage exotique organisé par un tour-opérateur indien, Caper Travel Company. La tournée, qui devait se terminer le 16 mai, comprend neuf nuits féériques à travers les villes de Delhi, Agra, Jaipur, Khajuraho et Varanasi. Khajuraho représente la deuxième attraction touristique en Inde après le Taj Mahal, grâce à ses temples classés patrimoine mondial de l’Unesco. Véritable merveille artistique avec leurs sculptures représentant des scènes érotiques inspirées du Kamasoutra, ces monuments attirent des millions de touristes chaque année. C’est en quittant la ville de Khajuraho (Etat du Madhya Pradesh), que le groupe a été interpellé par la police de contrôle de l’aéroport. Le scanner à bagages a révélé que l’un d’eux contenait un article strictement interdit sur les vols. Une balle pleine. Interrogé sur la provenance de ce souvenir insolite, le propriétaire du sac de voyage «n’a pas su donner des explications convaincantes», selon ce que le chef de la police locale, M. K. Khamparia, a déclaré à une agence de presse indienne. Plus tard, l’épouse du malheureux «fétichiste» racontera aux services consulaires algériens à Delhi que la balle aurait été trouvée par les touristes aux abords de leur hôtel à Jaipur (Rajasthan). Et il semblerait que Redouane ait voulu la conserver malgré l’opposition des autres membres du groupe. Un geste inconscient et incompréhensible par les temps qui courent, surtout en Inde où les contrôles sécuritaires sont très méticuleux, car le pays est engagé dans une lutte sans merci contre le terrorisme, et le conflit au Cachemire et les rapports tendus avec le voisin pakistanais ajoutent à la suspicion générale qui frise parfois la paranoïa.  Dessous de table En Inde, pays qui croule sous le poids d’une bureaucratie asphyxiante, il vaut mieux ne pas avoir affaire aux forces de l’ordre et à la justice. Gangrénés par la corruption, ces deux secteurs de l’administration accusent des dérapages et des lourdeurs impressionnants. Bien que les magistrats indiens, formés par l’école anglaise, soient connus pour leur impartialité et compétence, il n’est pas rare que des cas de corruption éclatent au grand jour. Selon une étude de l’organisation Transparency International, les Indiens déboursent jusqu’à 5 millions d’euros par an en dessous de table, versés entre autres à des policiers, des avocats, des employés des tribunaux et dans une moindre mesure à des juges. Alertée par les deux compagnes des voyageurs algériens, qui sont rentrées depuis respectivement en Algérie et en France (l’autre touriste étant résidente dans l’Hexagone), l’ambassade d’Algérie de New Delhi suit l’affaire de près et aujourd’hui un représentant du service des affaires consulaires se rendra à Khajuraho pour rencontrer le détenu et s’enquérir de son état de santé. Son ami, qui est resté en Inde pour l’assister, affirme qu’il se trouve en état de choc et ne réalise pas ce qui lui arrive. Du rêve au cauchemar kafkaïen Cet universitaire qui n’a jamais eu maille à partir avec la justice est contraint de vivre avec des détenus de droit commun avec qui il ne partage ni la langue ni la culture… Cette situation kafkaïenne rappelle celle de trois Italiens arrêtés en mai 2010, à Delhi, car dans la chambre d’hôtel qu’ils venaient de quitter, une vingtaine de balles et deux chargeurs avaient été trouvés dissimulés dans le climatiseur. N’ayant pu prouver un lien certain entre eux et les munitions, ils avaient été relâchés au bout d’une semaine, après intervention du consulat italien. Mais des milliers d’étrangers n’ont pas eu cette chance et dépérissent dans les prisons indiennes, des lieux surpeuplés et aux conditions de vie insoutenables. Ils peuvent y passer des années avant d’être jugés pour des délits allant de la consommation ou de transport de stupéfiants, à l’homicide et même au séjour illégal sur le territoire indien. L’Inde étant une union d’Etats fédéraux, chaque commissariat, chaque tribunal rédige ses documents dans l’un des dizaines de dialectes locaux. Pour aider un parent incarcéré, les familles de touristes se ruinent en payant interprètes, avocats et des dizaines d’intermédiaires, sans compter les frais d’un long séjour en Inde.

  • Warda el djazaïria est décédée jeudi au caire : Adieu la diva
    Warda El Djazaïria est décédée, jeudi au Caire, à l’âge de 72 ans, victime d’une crise cardiaque, selon plusieurs médias électroniques. Son corps sera rapatrié à Alger aujourd’hui, selon d’autres sources. La diva algérienne venait de participer à une campagne patriotique de l’opérateur de téléphonie mobile Nedjma avec sa chanson Mazalwaqfine. De mère libanaise et de père algérien, la grande chanteuse, née en France, a été adoptée par l’Egypte. Forte d’un répertoire de plus de 300 chansons, Warda El Djazaïria a vendu plus de 20 millions d’albums à travers le monde, rappelle le site TSA. L’enterrement aura lieu demain, samedi, au cimetière El Alia (Alger).

  • Egypte: démonstration de force des Frères musulmans avant la présidentielle
    Des milliers d'Egyptiens ont défilé jeudi à l'appel des Frères musulmans égyptiens, formant un cortège de plusieurs kilomètres de long au Caire, une démonstration de force destinée à peser sur le premier tour de l'élection présidentielle prévu les 23 et 24 mai.Des militants islamistes ont marché côte à côte dans le centre et le nord de la capitale, faisant valoir la puissance du réseau sur lequel la confrérie compte pour remporter le scrutin.Ils brandissaient des portraits du candidat à la présidentielle présenté par Parti de la liberté et de la justice (PLJ), parti issu des Frères musulmans, Mohammed Morsi, qui selon des sondages incertains semble à la traîne.La confrérie, première force au Parlement, a mis tout son poids pour soutenir son candidat, qui n'est pourtant pas son premier choix, car le candidat qu'elle avait initialement présenté, le charismatique Khaïrat al-Chater, a été disqualifié en raison d'une condamnation ancienne.Les Frères musulmans, qui ont accumulé faux-pas et revirements, brouillant leur image aux yeux de nombreux Egyptiens pendant la campagne, ont multiplié les manifestations de masse pour démontrer qu'ils restaient la première force politique du pays."Nous sommes très optimistes", a assuré un des manifestants, Ahmed Zaki, interrogé sur les chances de M. Morsi. "Sinon, nous ne nous serions pas donné tout ce mal..."Dans le cortège se mêlaient hommes et femmes de tous âges, arborant des pancartes proclamant "Mohammed Morsi président"."L'un des éléments qui nous distingue des autres c'est que nous ne vénérons pas une personnalité mais un programme", a souligné M. Zaki, même si certains n'hésitaient pas à dire qu'ils regrettaient l'élimination de M. Chater.

  • Saisie de près de 1,5 kg de cocaïne à l'aéroport international Houari-Boumediene
    Les services des douanes au niveau de l'aéroport  international Houari-Boumediene ont saisi jeudi près de 1,5 Kg de cocaïne, auprès d'un voyageur africain, en provenance de Ouagadougou (Burkina Faso) et se rendant à Marseille, a-t-on appris auprès de ces services.   "Une quantité de 1,493 kg de drogue a été saisie à 06h20 au niveau du  scanner, après que les agents de contrôle aient soupçonné deux valises appartenant  à un ressortissant africain (39 ans), qui contenaient de la cocaïne dissimulée  dans les poignets", a indiqué le contrôleur général, chef d'inspection des services de douanes à l'aéroport, M. Dahmane Kamras.  En vue de couvrir l'odeur de la cocaïne, les deux valises étaient remplies  de produits alimentaires à forte odeur, pour dissiper les soupçons. La valeur de la drogue saisie s'élève à 250 millions de dinars, a-t-il  précisé. L'opération intervient suite à une série d'opérations de saisie, ayant  permis de mettre la main sur 13 kg de cocaïne en décembre 2011 et de 16 kg  durant les deux derniers mois.

Referencement DicoDuNet Autres magazines